#2021
21/02/2021
Pascal Lambec par Jean-Jacques Guibal

Jean-Jacques Guibal a recueilli le témoignage de Pascal Lambec concernant ses débuts en Rallycross mais également au sujet de la saison à venir...

 

 

Qui a eu l’idée de démarrer l’aventure en Rallycross ?

Pascal Lambec: « C’est moi, au départ de l’aventure, nous avons partagé une Division 4 avec Jeremy. On faisait une course sur deux."

 

Avais-tu déjà piloté avant le Rallycross ?

P: « Oui en UFOLEP, mais cela n’avait rien à voir avec le pilotage que demande le Rallycross, cependant ça reste une bonne expérience. Mes premières courses datent d’environ 30 ans et j’ai fais une pause de 10 ans pour des raisons professionnelles avant de remettre ça avec mes enfants."

 

Est-ce une réelle découverte ?

P: « Pour être une découverte, oui c’est une découverte, et aujourd’hui encore nous continuons à découvrir. »

 

Avais-tu une passion avant le Rallycross ?

P: « J’ai toujours aimé le sport auto, mais mon travail me prenait énormément de temps. Je dois remercier mon épouse d’avoir géré notre vie en même temps que son propre emploi. Je partais sur la route des semaines entières avec des départs le dimanche et mes week-end de repos étaient consacrés au sport auto ou à la réparation de la voiture, avec un rythme de vie comme ça, il n’y a pas de place pour d’autres passions, si ce n’est que des bons repas entre amis. »

 

Les courses de camions t’ont-elles déjà attiré ?

P: « Les courses de camions ne m’ont jamais attiré, je pense que le camion est un outil de travail avant tout, et ça m’empêche de trouver ce sport intéressant.  

Je trouve cependant normal que des personnes puissent aimer ça. De part ma profession, je vais au 24h du Mans camions, mais ça reste des rendez-vous pro pour moi. »

 

Vous avez suivi Jimmy Terpereau, puis en Europe Maximilien Eveno, parle-nous de ces expériences ?

P: « Alors, oui nous avons fourni la structure et le transport des véhicules pour ces 2 pilotes. C’ était pour moi joindre l’utile à l’agréable et du coup ça permettait à Max et Jimmy d’aller au bout de leur projet. C’est vraiment une organisation logistique importante que d’aller dans les différents pays comme la Norvège, connaître les différentes taxes de chaque pays traversés etc… Jeremy et moi avons mis notre expérience des transports à contribution pour ce projet. Je tiens à remercier fortement Stephane qui m’a souvent accompagné sur ces longs trajets, les gars peuvent le remercier aussi, c’était un atout important pour moi, je pouvais lui faire confiance pour la conduite, ce n’est pas négligeable quant on connait la valeur financière transportée. Forcément que pendant ces longs déplacements des affinités se créent et des relations amicales se mettent en place naturellement. Ce sont de très belles rencontres pour moi. Dans ces courses en Europe, nous ne sommes pas nombreux sous la structure, on prend plus le temps de se parler, chacun doit mettre du sien pour que cela fonctionne, ce sont de beaux moment de sport et d’humanité. »

 

Quels pilotes t’ont impressionné en Rallycross ?

P: « En Championnat du monde, les pilotes nordiques restent quand un cran au-dessus, on sait qu’avec eux tout peut arriver, il faut aller voir en Suède et en Norvège la ferveur du public. 

En Europe, je suis plus impressionné par les pilotes du Super 1600, normal quand on a fait un championnat complet. La qualité des pilotes Volland Racing cumulé avec leur voiture font de ces gens là les meilleurs de la discipline. Les performances de Max et Jimmy, où sur certaines courses ils ont donné du fils à retordre à ces pilotes montrent la qualité de leur pilotage. Cette année, il était important pour Jeremy de se frotter à eux, lui ayant très peu roulé, sans grande connaissance de sa voiture, face à eux qui sont expérimentés avec les meilleures voitures en Super 1600. Se mesurer à ces pilotes vous tire forcément vers le haut, nous avons pu nous rendre compte de l’évolution de Jeremy tout au long du weekend. Et quel souvenir pour lui de côtoyer les meilleurs pilotes de ces disciplines supercar et super 1600. » 

 

Que penses tu de ton fils et de ta fille pilotes ?

P: « Je pense que Jeremy peut surprendre, le challenge ne lui fait pas peur. De part notre profession, nous sommes habitués à nous remettre en question quand les choses ne marchent pas comme on le voudrait, nous allons souvent puiser dans nos ressources pour obtenir ce qu’on veut. Il manque de temps pour s’entrainer malheureusement , mais je crois qu’il pourra faire de belles choses, je ferai ce qu’il faut pour l’aider.

Estelle nous surprend dans le bon sens du terme, elle est un peu plus mature dans son comportement. Il faut savoir quand même que depuis ses début elle se débrouille seule pour apprendre, il n’est pas facile pour nous de suivre toutes ses manches, et il faut reconnaître que nous ne passons pas beaucoup de temps sur sa voiture. Mais son tempérament lui permettra d’aller au bout des choses et lui amènera la joie de gagner des courses (en Twingo ou autre qui sait ?) »

 

Que penses-tu des sensations à bord des Supercar ?

P: « Pour la Supercar, oui effectivement, ça remue ! Et le mot est faible, mais quel bonheur. Je sais que je ne serai jamais champion, mais peut-être un podium sur un malentendu. Ca me permet de me vider la tête, quand on est dans ces voitures on est tellement concentré que le fait de penser à autre chose nous met à la faute directement. Il faut se laisser porter par l’adrénaline. Je remercie Gaëtan Serrazin qui m’a permis d’aller de l’avant, et de prendre confiance en moi, merci Monsieur! »

 

Comment vivez-vous les week-end de Rallycross en famille ?

P: « Le Rallycross en famille, quel bonheur ! Notre profession nous prend une grande partie de notre vie, le fait de se retrouver le week-end sur les courses nous permet d’aborder d’autres sujets et de resserrer les liens qui ont tendance à se détendre au travail. C’est pour moi une façon de passer du temps en famille et d’assouvir une passion qui devient contagieuse au fil du temps. Pardon à mon autre fille qui n’est pas forcément attirée par notre virus. »

 

La convivialité est quelque chose d’important chez vous ?

P: « Pour L’accueil c’est pareil, je ne conçois pas de faire cette activité sans y amener de la convivialité. Nous sommes entourés de famille, d’amis et de copains, il faut aussi nous ouvrir à eux pour leur montrer notre reconnaissance vis-à-vis de leur accompagnement. Nous sommes toujours prêts à recevoir à notre table des gens sympas. Pour avoir discuté avec plusieurs personnes, il s’avère que cette convivialité leur montre une image différente de la discipline. Lors de nos soirées annuelles, je remets un peu d’argent à une association qui s’occupe de maladies ou de personnes qui n’ont pas notre chance. On se fait plaisir, mais il ne faut pas oublier les gens qui sont dans le besoin. »

 

Quel est le programme pour 2021 ?

P: « Pour 2021, nous allons faire le championnat, si championnat il y a, et je pense quelques piges en Europe (avec peut être un compagnon de route ?). »

 

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