#2021
04/02/2021
Marie Morel dans le grand bain

Du haut de ses 17 ans, Marie Morel a effectué ses premiers tours de roue l’an dernier à Essay. Baignée dans le Rallycross depuis sa tendre enfance, la jeune pilote prendra part à sa première saison dans la Coupe de France Féminine FFSA de Rallycross. Elle nous parle de son parcours et de sa préparation pour 2021…

Parle-nous de ton parcours dans le sport automobile…

Marie Morel : « Je débute totalement dans la compétition, je n’avais jamais roulé auparavant. Je faisais du karting mais seulement en loisir.

Je suis le Rallycross depuis toute petite mais jusqu’à présent je ne m’étais jamais mise derrière un volant avant l’année dernière. C’est un peu un rêve qui se concrétise parce qu’il y a beaucoup de personnes qui rêvent de pouvoir piloter.

J’ai été baignée là-dedans, mon père roule depuis qu’il est jeune, donc c’était pour moi comme une évidence. »

 

Comme se déroule ta préparation ?

M : « On avait acheté la voiture fin 2019 pour pouvoir être prêts en 2020, où je devais faire mes débuts.

Depuis, j’ai fait quelques séances de roulage avec un coach et mon père. Ça m’a réellement aidée à prendre confiance en moi et j’ai pu apprendre les bases du pilotage.

J’ai progressivement découvert la voiture, parce que ce n’est pas forcément évident quand on n’y connaît vraiment rien. En parallèle, j’ai débuté la conduite accompagnée, ce qui m’a aussi bien aidée. »

 

Où as-tu effectué tes premiers essais ?

M : « J’ai effectué une première séance d’essais à Mayenne et ça a été un peu compliqué car c’est à ce moment-là que j’ai réellement commencé à prendre de l’assurance et donc à tenter des choses, ce qui m’a valu plusieurs frayeurs ! Mais ça m’a vraiment permis de travailler.

J’ai ensuite effectué plusieurs roulages à Essay, pour bien m’imprégner du circuit et prendre encore de l’expérience, et également deux séances sur le circuit de Dreux. »

 

Justement, tu as participé à ton premier Rallycross à Essay en octobre, raconte-nous ton week-end…

M : « J’étais extrêmement stressée mais aussi impatiente. Au fur et à mesure, j’ai pris de plus en plus de plaisir et le stress a disparu… je me suis vraiment beaucoup amusée et j’ai été surprise de me rendre compte de tout ce qu’on pouvait ressentir derrière le volant. Ça nous prend vraiment toute notre énergie mais je n’avais qu’une envie, c’était de recommencer ! J’ai pu également découvrir les filles avec qui je vais rouler cette année ! »

 

Comment as-tu géré les changements de météo durant le week-end ?

M : « Mon père m’a beaucoup rassurée. J’avais mis les pneus terre pour démarrer, pour éviter de me faire peur et que ça me permette d’être plus à l’aise.

Par la suite, nous les avons enlevés, et ça s’est plutôt bien passé. J’ai eu quelques accrochages, mais rien de méchant, ça m’a permis de voir comment ça pouvait se passer réellement durant une course. »

 

Quel est ton bilan de cette première expérience ?

M : « Je savais que je n’étais pas très compétitive dans le sens où je préfère bien apprendre et comprendre le fonctionnement quitte à être dans le fond du classement plutôt que de viser tout de suite un classement. C’est ce que j’ai appliqué durant ce premier week-end. J’ai appris à me mettre dans ma bulle juste avant les courses et à occulter tout ce qui se trouvait autour.

J’ai encore un peu de mal à exprimer mon ressentir vis-à-vis de la voiture, surement à cause du manque d’expérience, mais ça viendra avec le temps… »

 

Quel est ton programme pour 2021 ? Comment vas-tu t’y préparer ?

M : « Nous serons engagés sur la saison entière si tout va bien. J’aimerais bien reprendre les séances de roulage, quand ce sera possible. Au niveau de la préparation de la voiture, c’est mon père qui gère tout, qui m’accompagne même pour l’organisation autour.

Mon objectif principal sera d’apprendre tout au long de la saison, sans oublier de profiter ! »

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