#2020
13/11/2020
L’Italie pour Valentin Comte

Face à la saison blanche à laquelle ont été confrontés les pilotes du Championnat de France de Rallycross, un bon nombre d’entre eux ont fait le choix de rouler à l’étranger. C’est le cas de Valentin Comte. Au volant de sa Twingo S1600, il a opté pour le Championnat italien. Il nous parle de son choix, de ses résultats mais également de sa participation à la manche française qui se tenait à Essay.

 

Pourquoi le choix de l’Italie ?

Valentin : « Il y a tout d’abord l’aspect géographique qui a été important, puisque nous sommes proches de l’Italie. Je suis à environ trois heures du circuit. Etant donné qu’il n’y avait pas de Championnat en France, nous voulions vraiment essayer les évolutions de la voiture en faisant des essais grandeur nature face à une bonne concurrence. »

 

Comment se sont passées tes premières courses ?

V : « Dans l’ensemble, ça s’est très bien passé.

Le premier jour s’est avéré plus que positif puisqu’on a pu se comparer notamment aux Audi contre qui nous nous étions déjà battus à Dreux. Ça nous a permis de voir les améliorations faites sur la voiture. Nous avons encore du travail à faire, mais ça va dans le bon sens. Au niveau des résultats, j’ai remporté la première manche qualificative, puis j’étais deuxième lors des autres qualifications, pour terminer sur la deuxième marche du podium en finale. Malheureusement, le deuxième jour on abandonnait.. 

Lors de la deuxième course en Italie, nous roulions sur le même circuit, mais en sens inverse. Nous avons été très rapides, notamment le samedi où nous effectuions le meilleur temps jusqu’à remporter deux manches qualificatives sur trois ainsi que la finale. J’effectuais également le meilleur tour en course. Le dimanche démarrait bien jusqu’en finale, où il y a eu un peu de tensions. Malgré le fait que je sois le plus rapide en course, ça s’est un peu mal passé pendant la finale et je me suis fait déclasser.

Malgré tout, je ne regrette rien, ça a été une très bonne expérience. »

 

Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

V : « Concrètement, ça a été une bonne expérience au niveau du pilotage, notamment sur terre, car le circuit était vraiment différent et compliqué par rapport aux circuits français. Ça change complètement. Courir face à des pilotes étrangers est vraiment enrichissant, on peut rapidement voir notre niveau par rapport à une concurrence européenne. 

Ça nous a également permis de voir les évolutions apportées sur la voiture, notamment sur les départs. Nous avons réussi à diminuer le gap qui nous séparait des Skoda et surtout des Audi. »

 

Quelles sont les différences dont tu parles ?

V : « Les circuits sont beaucoup plus techniques et légèrement plus longs qu’en France (environ 150m de plus). Les tours s’effectuent aux alentours des 50 secondes. Il y a également beaucoup de virages et la terre est très glissante et souvent arrosée donc très souvent grasse. »

 

Parle-nous de ton retour en France avec ta participation à Essay ?

V : « Il y avait un très gros plateau en Super 1600 ! Je pense qu’on était dix à pouvoir jouer la gagne. Le week-end avait plutôt bien démarré, on était dans le top 3 à chaque manche qualificative, hormis la première. On avait réussi à être troisième après les demi-finales, pour s’élancer en première ligne en finale.

Malheureusement, j’ai complètement raté mon départ en finale, mais je suis quand même parvenu à sortir en troisième position. Par la suite, j’ai enchaîné les erreurs pour terminer quatrième, au pied du podium. Ça s’est joué à peu de choses.

Dans l’ensemble, ça a été de bonnes batailles mais en gardant un bon esprit sportif !

Mon expérience en Italie a été bénéfique pour effectuer un retour puissant à Essay. Le fait de se comparer à l’étranger à ce qu’il se fait de mieux actuellement en Super 1600, on savait qu’on gagnerait en performance par rapport à 2019. »

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