À seulement 20 ans et après avoir fait ses gammes en karting, Jules Burson rejoint les rangs de la Coupe de France de Division 4 au volant d’une Renault Clio V F2000 pour sa première saison dans la discipline.
Nous sommes allés à la rencontre du jeune pilote pour connaitre son parcours et ses ambitions à quelques semaines de l'ouverture de Lessay-Manche.

Jules, le monde du Rallycross ne te connaît pas forcément très bien. Quel est ton parcours dans le sport automobile ?
Jules : « Je m'appelle Jules Burson, j'ai 20 ans et, cette année, je me lance dans le monde du Rallycross en Coupe de France de Division 4. Auparavant, j’ai effectué neuf saisons de karting en compétition, où j’ai obtenu de bons résultats, des victoires et des titres. Je suis passé par presque toutes les catégories, pour finir mon parcours dans la catégorie reine, le KZ.»
Qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer en Rallycross, plutôt qu’en Monoplace ou en GT, par exemple ?
Jules : « Le Rallycross est un rêve de gosse pour moi. Petit, et encore l’année dernière, aller voir les courses en spectateur me donnait tellement envie d’y participer. C’est vrai que plusieurs opportunités auraient pu s’ouvrir en monoplace, mais le budget n’est pas le même, et les chances de réussir au plus haut niveau sont moindres. Je pense que nous avons choisi le bon chemin en commençant par nous former en karting jusqu’au KZ avant d'arriver en voiture. C’est la meilleure école.»
Pourquoi choisir la Coupe de France de Division 4 plutôt qu’une autre catégorie ?
Jules : « Pour moi, la Division 4 est une catégorie formatrice en vue d'évoluer dans le futur. Je prends l’exemple de Dorian Deslandes qui, un peu comme moi, sortait du KZ en karting et, dès sa première année en Rallycross, a concouru en Division 4. Quand je vois le palmarès qu'il a aujourd’hui, je me dis que c’est la bonne solution. De plus, se former sur une vraie voiture de course en Division 4 est très enrichissant pour envisager une suite en Super1600.»
Tu as obtenu de beaux résultats durant tes années en karting. Ton expérience va-t-elle te servir en Rallycross ?
Jules : « Il est clair que toute l’expérience accumulée en karting me servira fortement en Rallycross. Par exemple, en KZ, nous avions une boîte de vitesses, ce qui signifie des départs arrêtés. Sur ce point-là, je ne serai donc pas trop perdu. La course en peloton est également quelque chose que je connais bien. Auparavant, je roulais avec 36 pilotes sur le circuit ; aujourd’hui, nous nous retrouvons à 5 pilotes en manches qualificatives et 8 en phases finales. Mais il y aura beaucoup de choses à apprendre, et j’ai hâte de m’y confronter.»
Quelles sont les principales différences de pilotage entre le KZ et la Clio V F2000 ? Sur quels points dois-tu le plus travailler ?
Jules : « Le style de pilotage du KZ est assez ressemblant à celui de la Clio V, notamment au niveau des trajectoires. Les grandes différences sont le poids de la voiture, le gabarit et aussi les parties en terre, qui étaient inexistantes en karting.»
On dit souvent qu’il faut une saison pour apprendre et une saison pour gagner. C’est ainsi que tu envisages ta saison ou espères-tu jouer la gagne dès 2025 ?
Jules : « En effet, je partage l’idée que la première saison sert à apprendre et la suivante à gagner, mais je reste un compétiteur. Quand je suis sur un week-end de course, c’est pour prendre du plaisir et pour gagner si l'opportunité se présente. Mais cette année sera un peu différente avec une nouvelle discipline, une nouvelle voiture, etc. L’objectif sera donc d’apprendre au maximum, de découvrir les circuits et de prendre un maximum de plaisir en piste. Après, si je peux réaliser de belles performances, je ne me gênerai pas. Je pense avoir une voiture performante, et j’essaierai de l’exploiter au maximum.»
